C'est comme manger une sucette et se la faire voler. Comme penser avoir une bonne note à un examen et finalement découvrir que l'on a tout raté. Comme croire qu'on plonge du coté du bassin où l'on a pied et réaliser que finalement ce n'est pas le cas. L'amour c'est la même chose. Penser que l'on a le controle sur tout pour s'aperçevoir petit à petit que ce controle n'est en fait qu'un sentiment de superiorité crée par notre esprit mais dépendant du coeur, donc incontrolable. Au début d'une relation amoureuse, on se sent puissant, surpuissant, dépassant l'autre en tout point. On se dit que l'on est pas amoureux, que c'est mieux ainsi et qu'on va tout faire, se demener pour ne jamais l'être, de sorte de ne pas souffrir le jour où la relation s'achevera. Mais tout cela, toutes ces hypothèses...ne sont que du vent. Je pensais, moi aussi, que me creer une sorte de bouclier contre l'amour serait une imunité au chagrin, au manque et au desire, que le fait de s'empecher d'être amoureuse etait la meilleure chose à faire pour prendre du bon temps sans souffrir. Ce bouclier se revele à présent innéficasse en toute circonstances. Je nage dans l'océan des baisers, des caresses, de la tendresse et des mots doux, et je perd pied de plus en plus, me retrouvant face à un bouclier maintenant microscopique. En effet, plus je sombre dans le rose , plus je me dis que le jour où je serais arrivée au stade de l'amour fou, où je decreterait haut et fort être amoureuse, n'est malheuresement pas si loin que ce que je pensais. J'emploi le mot malheuresement oui, avec "malheur" à l'interieur, parceque plus je m'enfonce dans ce rose, plus je me sens en danger. Me dire que je n'arriverais peut-être pas à remonter à la surface à temps pour une quelconque rupture, me dire qu'un jour peut-être il sera la personne dont j'aurais le plus besoin, réaliser simplement qu'un jour j'en serais totalement amoureuse me fait peur car on le sait tous, tant qu'on nage dans l'amour on nage dans le bonheur, une fois les longueurs finies, il ne reste plus grand chose de cette periode où nous nous sentions si heureux .